La Watch Tower travestit l'Histoire
Nous reprenons quelques phrases extraites de l'article du "Réveillez-Vous!" du 8 juillet 1998 et nous les commentons.
Les textes du périodique apparaissent en violet.
Des photographies de l'assemblée de 1933 montrent clairement qu'il n'y avait pas de svastikas à l'intérieur du hall.
En guise de "preuve" convaincante, la Société publie deux photos des Tennishallen.
La première est prise depuis le côté droit du podium. Elle montre une partie de l'orchestre vu de dos, et les orateurs vus de profil.
Le deuxième cliché offre une perspective générale de la salle où se tient l'assemblée. Le podium est derrière le photographe, puisque les assistants regardent vers l'avant.
Que constatons- nous ? Qu'il n'y a aucune photo du podium vu de face.
Or, c'est normalement sur les murs se trouvant derrière l'estrade que devraient se trouver les drapeaux à svastika.
Pourquoi la Société ne publie-t-elle aucune photo du podium, malgré des demandes réitérées ?
Des témoins oculaires ont confirmé qu'il n'y avait aucun drapeau dans la salle.
Il n'empêche que la présence de ces emblèmes, que ce soit dans la salle ou à d'autres endroits, a ébranlé plus d'un Témoin de Jéhovah de l'époque, ce que la Société ne dit pas dans son article.
Konrad Franke, qui fut plus tard surveillant de la filiale allemande, était présent à l'assemblée tenue à Berlin le 26 juin 1933.
En 1976, il prononça une série de conférences dans de nombreuses villes d'Allemagne. La conférence, d'une durée de trois heures, se donnait en deux parties. Elle avait pour titre : "L'histoire des Témoins de Jéhovah en Allemagne".
Curieusement, elle contient des informations qui n'ont jamais été divulguées par la Watch Tower.
Ces conférences furent toutefois enregistrées et complètement retranscrites.
Konrad Franke disait :
" ... A la dernière minute cependant, nous fûmes invités à l'assemblée spéciale qui se tenait en Prusse, au Tennishall de Berlin. Une déclaration devait y être présentée. Beaucoup n'eurent pas la possibilité de venir à cette assemblée, mais j'eus le privilège de voyager avec frère Albert Wandres de Wiesbaden. Nous fîmes le voyage en moto sous une pluie torrentielle. Ce ne fut pas vraiment un grand problème, mais en arrivant au Tennishall le lendemain matin, nous fûmes choqués. L'atmosphère habituelle des assemblées faisait défaut et en entrant, nous trouvâmes le hall couvert de drapeaux à svastika."
Certains de nos détracteurs affirment en outre que l'assemblée débuta par l'hymne national allemand.
Tout d'abord, les détracteurs n'ont jamais affirmé cela. Mais ils ont dit que le cantique 64, chanté par les Témoins à cette occasion, correspondait à la musique de l'hymne national allemand. Ce qui est bien différent !
Konrad Franke commenta cet épisode :
"Il n'y avait pas seulement ces drapeaux ; lorsque la réunion commença, elle fut introduite par un cantique que nous n'avions plus chanté depuis des années, particulièrement en Allemagne, et cela à cause de la mélodie.
Bien que les paroles étaient convenables, la mélodie ... eh bien ! les musiciens qui sont présents ici reconnaîtront l'air de "Deutschland, Deutschland, über alles !" (Franke s'adressait à ses auditeurs). Pouvez-vous imaginer comment nous nous sentions ? Beaucoup ne purent se joindre au cantique, c'était tout juste comme si leur gorge était nouée. Quels dirigeants avions-nous pour nous faire courir un tel danger ? Danger d'être découragés en de telles circonstances, au lieu d'être aidés, soutenus afin de rester fermes face au Nazisme !"
Sous-titre : Une déclaration d'intention
Nous vous demandons de lire ou de relire attentivement la "Déclaration de Faits" et de la comparer avec les passages repris dans le "Réveillez-Vous !"
Vous constaterez que les passages clés sont omis par la Société.
La Watch Tower écrit (citant la Déclaration - d'après sa propre traduction - ) : "Ce sont les négociants juifs de la puissance anglo-américaine qui ont élaboré le grand négoce et l'ont utilisé comme un moyen propre à exploiter et à asservir beaucoup de peuples."
Et d'ajouter : Comme chacun peut le constater, cette remarque ne visait pas le peuple juif dans son ensemble.
En est-elle bien certaine ?
La Déclaration ne mentionne pas uniquement les Juifs de la puissance anglo-américaine, mais, les assimilant au grand négoce (Big Business), elle parle du "grand négoce international" !
De plus, vise-t-elle certains Juifs en particulier ou le peuple juif dans son ensemble, lorsqu'elle déclare : "Nous sommes de fidèles disciples de Jésus-Christ et croyons en lui comme le Sauveur du monde envoyé par Dieu pour le bien des hommes ! Les Juifs en revanche nient l'existence de Jésus-Christ entièrement et refusent absolument de voir en lui le Sauveur du monde."
L’Annuaire des Témoins de Jéhovah 1974 rapporte que certains Témoins allemands furent, à l’époque, déçus que les auteurs de la “Déclaration” n’aient pas adopté un ton plus ferme. Le rapport laisse entendre que Paul Balzereit, le responsable du bureau de la filiale, avait affaibli le texte du document. Une comparaison des versions allemande et anglaise du texte montre que ces affirmations sont inexactes. Elles reposent apparemment sur des témoignages de personnes qui n’avaient pas participé directement à la préparation de la “Déclaration” et qui ont pu être influencées par le fait que Paul Balzereit renonça à sa foi à peine deux ans plus tard.
Nous répétons que ceci est un mensonge.
La Société "réhabilite" Balzereit parce qu'elle ne peut pas agir autrement.
En réalité, la "Déclaration de Faits" n'avait pas du tout été "atténuée" par Balzereit, puisqu'on la retrouve mot à mot dans l'annuaire de 1934 !
La Déclaration ayant été publiée sur internet, avec les pages de l'annuaire scannées, il fallait bien blanchir ce pauvre Balzereit, innocente victime des travestissements de l'organisation !