L'implacable logique de David Splane

Membre du Collège Central




Devriez-vous porter l'armure de Saül ?

Court résumé du discours prononcé dans différents pays, dont la Belgique





L’orateur débute son discours en rappelant l'histoire de David et de Goliath.

Lorsque David vit Goliath, il se proposa de lutter contre lui.
Saül lui donna son armure (un casque de cuivre et une cotte de mailles), mais David fut incapable de la porter.
Par conséquent, ce dernier choisit cinq pierres lisses, une fronde et une arme secrète, l'aide de Jéhovah.
Ainsi, il fut à même de battre Goliath avec l'aide de Jéhovah et non avec l'armure de Saül.

Splane tire un parallèle avec notre époque.

Nous avons aussi, figurativement parlant, dit-il, à lutter contre des géants.

Il en mentionne quatre :

1. L’éducation supérieure.
2. La pression venant de nos semblables.
3. La publicité négative.
4. Nous-mêmes.




Où David Splane tire d’étranges conclusions par rapport aux études supérieures



C’est un premier géant à affronter : l’éducation supérieure.

Une question est mise en évidence : avons-nous réellement besoin d’une telle éducation ?

Saül, lui, répondrait ainsi : "Eh bien, nous pourrons entreprendre le service de pionnier lorsque nous aurons terminé nos études universitaires. De cette façon, nous serons à même d’aider notre famille s’il nous faut quitter ce service et trouver un travail."

Quant à David, il dirait plutôt : "Avec l’aide de Jéhovah, s’il est nécessaire de trouver un travail, j’en serai capable si je donne la première place à Jéhovah en faisant le service de pionnier et en n’allant pas à l’université."


Splane détaille ensuite les désavantages de l’université.

Les gens pensent qu’il faut avoir un certificat pour trouver un emploi. La situation actuelle est telle que beaucoup trop de personnes ont une licence universitaire.
Il prend le cas de ceux qui possèdent une licence, par exemple dans le domaine de l’informatique, et puis qui rentrent au Béthel. Et voici qu'ils sont préposés à travailler dans les cuisines. Quel avantage auront-ils avec une telle licence, puisqu’ils n’utiliseront pas leurs connaissances.
Et si, pour une certaine raison, ils arrêtent de travailler au Béthel après 15 ans de service, leur diplôme ne vaudra plus rien, parce que la technologie aura évolué.

Donc, sans hésitation, on peut affirmer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de diplômes universitaires ; on se portera même mieux si on en n’a pas.

L’orateur donne ensuite des exemples de frères et sœurs qui travaillaient au Béthel, mais qui ont dû quitter parce qu’ils ont eu des enfants. Ils ont facilement trouvé un emploi grâce aux choses apprises à l’école théocratique.




Où David Splane culpabilise particulièrement les parents



Un deuxième géant surgit : la pression venant de nos semblables.

Dans cette partie du discours, Splane s’adresse particulièrement aux enfants et aux parents.

Ce n’est pas toujours facile d’être Témoin de Jéhovah tout en allant à l’école. Certains enfants craignent de dire qu’ils sont Témoins de Jéhovah.
Il cite alors le cas d’une petite fille de 12 ans qui, dès le début, fit savoir à son professeur quelle était sa religion. Elle se mit à étudier avec lui. Celui-ci, ainsi que d’autres personnes de l’école, devinrent Témoins de Jéhovah.
Il est donc bien de dire ce que nous sommes à ceux qui nous entourent.

S’adressant aux parents qui ont des enfants non baptisés, l’orateur leur demande où en est leur façon de les éduquer si des enfants qui ont 12 ou 14 ans ne sont pas encore des proclamateurs non baptisés. A cet âge-là, ils devraient l’être. Dans le cas contraire, quelque chose ne tourne pas rond dans l’éducation que donnent les parents.

Et si les parents ont des enfants de 15 ou 16 ans et que ces enfants ne sont pas encore baptisés, ils devraient également se poser des questions sur la manière dont ils les éduquent. A cet âge-là, ces enfants devraient être baptisés ou penser au baptême.

Splane demande aux parents de s’imaginer avoir un fils de 18 ans non baptisé.
Il fait remarquer que leur fils n’aura pas de privilèges dans la congrégation, parce qu’il n’est pas baptisé.
Et que dire si celui-ci a pour projet de fréquenter une jeune fille. Qui va-t-il fréquenter ? Une fille du monde ? Une proclamatrice non baptisée ? Une sœur baptisée mais spirituellement faible ? D’autres options ne sont guère envisageables, parce qu’une sœur spirituellement forte ne sera pas intéressée à fréquenter un proclamateur non baptisé.

Et que se passera-t-il si les parents ne forcent pas leurs enfants à accomplir certaines choses ?
Il donne l’exemple de parents qui ont un fils qui travaille chez McDonald. S’il arrive qu’un certain jour, leur fils ne veut pas se rendre au travail, les parents vont-ils téléphoner à son patron pour lui dire qu’il n’a pas envie de venir travailler aujourd’hui et qu’il viendra lorsque bon lui semble ? Non, les parents tireront leur fils hors du lit et lui diront d’aller travailler. Ils le forceront à y aller.
Le même principe s’applique aux obligations d’un proclamateur. Les parents n’ont pas à laisser le choix à leurs enfants d’aller ou de ne pas aller prêcher, d’aller ou de ne pas aller aux réunions. Ils doivent y aller !

Splane cite pour conclure le cas d’une famille ayant agi de la sorte. Et elle eut du succès quant à la conduite de leur fils.




Où David Splane fait, une fois de plus, preuve d’une implacable logique



La publicité négative est aussi un géant à combattre.

Des nouvelles négatives sont régulièrement publiées dans la presse au sujet des Témoins de Jéhovah. Aussitôt, certains frères et sœurs qui ont lu ces nouvelles téléphonent ou écrivent au Béthel. Ils pensent que ce qui est écrit est vrai, puisque cela se trouve dans les journaux.

Mais pourquoi les Témoins de Jéhovah sont-ils haïs par le monde ? C’est parce que Jéhovah a déclaré qu’il y aurait inimitié entre la femme et Satan, entre la postérité de la femme et celle de Satan. Donc, les Témoins de Jéhovah doivent s’attendre à être haïs et à être l’objet de publicité négative.

Mais Saül dirait : "Et bien, pourquoi ne pas réexaminer certaines de nos croyances ou de nos principes ? Par exemple, pourquoi ne pas réexaminer les questions qui touchent l’excommunication, la transfusion sanguine, la prédication, etc … "

Et Splane de souligner avec une implacable logique que si les Témoins de Jéhovah devaient réviser ou annuler un de ces points, il y en aurait vite un autre qui surgirait, un autre qui ne plaît pas au monde.

L’organisation pourrait revisiter son histoire afin de supprimer certaines choses que le monde n’aime pas, mais elle ne pourra de toutes façons jamais plaire au monde, parce que Satan est son chef et Satan n’aimera jamais l’organisation.




Où David Splane fait le parallèle entre un alcoolique
et un Témoin de Jéhovah qui tombe en dépression



Car voici enfin un quatrième géant : nous-mêmes !

Un Témoin de Jéhovah peut être négatif quant à sa propre image, se dire qu’il ne vaut rien aux yeux de Dieu.

Splane donne l’exemple d’un alcoolique. Lorsqu’il boit le premier verre, le second vient facilement, puis le troisième, le quatrième … Après quelques temps, il est ivre et est affalé sur le sol.
Quel est le verre coupable de son ivresse ? Le premier, celui qui a enclenché le cycle.

C’est la même chose avec les pensées. Lorsqu’on se met à penser négativement, une seconde pensée apparaît, puis une troisième, une quatrième et on en déduit finalement qu’on ne vaut rien aux yeux de Dieu. On tombe dans la dépression.
C’est la première pensée qui est mauvaise. Lorsqu’on commence à penser négativement, il faut immédiatement s’arrêter, penser positivement et prier Jéhovah.

Splane fait la même remarque en ce qui concerne la pornographie, dont le processus est, dit-il, similaire.






La conclusion de ce discours : on doit lutter contre plusieurs géants.

Ne pas avoir l’attitude de Saül, mais celle de David, qui utilisa une arme secrète, l’aide de Jéhovah.






Audio original en anglais
et traduction en néerlandais



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