Comparons tout d'abord
la citation de La Tour de Garde et le texte d'André Myre
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La Tour de Garde :
Concluant que le Logos ne désigne pas le "Dieu suprême", le Nouveau Vocabulaire Biblique explique : "Le texte est précis. Il omet l'article devant le mot 'dieu', alors que la ligne précédente le contenait [...] 'Divin' est trop faible. 'Dieu' est trop fort. Le mot 'dieu', avec la minuscule, cherche à rendre la pensée".
André Myre :
En s'appuyant sans doute sur un hymne préchrétien, l'auteur, ignorant le concept de préexistence éternelle, dit du logos qu'il était là au commencement de la Création.
Il habitait alors la dimension de Dieu et, selon la traduction littérale du verset 1c : il "était dieu". Le texte est précis. Il omet l'article devant le mot "dieu", alors que la ligne précédente le contenait : "Elle [la parole] était, en commencement, vers le Dieu". Il est donc difficile de traduire exactement le verset 1c. L'auteur veut dire que le logos faisait partie de la réalité divine, sans être le Dieu suprême. "Divin" est trop faible, "Dieu" est trop fort. Le mot "dieu, avec la minuscule, cherche à rendre la pensée.

Avez-vous remarqué les coupures faites par La Tour de Garde, grâce au fameux [...] que l'on retrouve dans nombre de publications de la Watchtower ?
Ainsi, le périodique ne mentionne pas que l'auteur (Jean) :
- s'appuyait sans doute sur un hymne préchrétien
- ignorait le concept de préexistence éternelle
- décrivait le logos comme habitant la dimension de Dieu
- voulait dire que le logos faisait partie de la réalité divine
De plus, la citation cache le fait qu'il est difficile de traduire le verset 1c.
Enfin, la Watchtower falsifie les propos d'André Myre en affirmant que c'est le Nouveau Vocabulaire Biblique qui conclut que le Logos ne désigne pas le "Dieu suprême" (à noter l'ajout de guillemmets pour donner plus de poids à ces deux mots).
André Myre nous explique, lui, que c'est l'auteur (Jean) qui voulait dire que le logos faisait partie de la réalité divine, sans être le Dieu suprême.
Que tente surtout de prouver l'organisation des Témoins de Jéhovah en s'appuyant sur le Nouveau Vocabulaire Biblique ?
- que Jésus n'est pas Dieu.
- que la Trinité est une fausse doctrine.
- que sa version de la Bible (la "Traduction du Monde Nouveau") est la meilleure.
Ce n'est certainement pas cela qu'André Myre a voulu démontrer lorsqu'il a écrit son étude qui a été publiée, avec d'autres, dans le Nouveau Vocabulaire Biblique !
Mais, en fait, qui est André Myre ? On vous le présente en quatrième de couverture du livre "Nouveau Vocabulaire Biblique" (voir page 2 du présent dossier). Rappelons donc et précisons qu'il est docteur en études hébraïques, membre émérite de l'ACEBAC (Association catholique des études bibliques au Canada), professeur honoraire à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal. Il a publié plusieurs ouvrages.
Dans sa réflexion sur Jean 1 : 1, il veut attirer notre attention sur le fait que la dernière partie du verset n'est pas facile à traduire et en donne une explication qui cadre avec l'ensemble de son étude.
D'autres chercheurs et biblistes de renom ont émis divers commentaires quant à l'absence de l'article défini devant le mot "theos" qui apparaît en Jean 1 : 1c.
Celui que nous donne André Myre est original et logique.
Cependant, en aucune façon, ce dernier ne cautionne les doctrines ariennes et unitariennes de la Watchtower. Il est bien évident que pour lui, en tant que catholique, la Trinité et l'appartenance du Logos à cette Trinité sont des articles de foi.
Hélas, trois fois hélas, comme d'habitude, l'organisation des Témoins de Jéhovah veut faire croire à ses adeptes et à ses sympathisants qu'elle bénéficie du soutien inconditionnel de certaines encyclopédies bibliques et qu'elle a reçu l'approbation de spécialistes des textes anciens.
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