APPELS, LETTRES ET TEMOIGNAGES - SUITE





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Lettre de F.V. - France


Témoignage de Dominique Bisserier - France (région parisienne)


Lettre du Docteur Jean-Pierre Dickès - France


Témoignage d'Alain - France


Tendres médecins spirituels ! - Canada


Témoignage de M.M. - France (région Rhône - Alpes)


Lettre de M.P. - France (région lyonnaise)


Ma réponse à la lettre de M.P.


Un témoignage anonyme


Une lettre d'Axelle - France (Loiret)


SUITE des "Appels, lettres et témoignages" (troisième page)





Quels commentaires pourrais-je encore ajouter à ce témoignage ? Lisez ces mots émouvants de F.V., une correspondante qui habite en France.
Vous pouvez la contacter à l'adresse e-mail mentionnée en fin de lettre.



En 1974, j’avais 6 ans lorsque mes parents sont devenus Témoins de Jéhovah. Mes parents avaient trois filles, ma petite soeur de deux ans, l’autre de 4 ans et moi, 6 ans. A ce moment-là commença la tournée des réunions au cours desquelles nous dormions systématiquement, (exceptée ma plus jeune soeur qui montait sur l’estrade et était intenable). Je me souviens de tout ce temps passé à écouter des choses que je ne comprenais pas, à m’endormir et être réveillée, car à la salle du royaume on ne dort pas.
La prédication a très vite suivi, et nous voici par tous les temps (à l’époque nous habitions le Nord de la France) dans les campagnes et les villes. Je n’en garde pas au début un mauvais souvenir (excepté que les grasses matinées étaient finies).
Mes parents ont bien sûr laissé tomber leurs amis du monde pour se tourner vers les frères et soeurs de la congrégation dans laquelle ils rencontrèrent leurs nouveaux amis. Nous étions très entourés. Nous participions à des pique-niques, ou des repas toujours chez nos frères et soeurs.
C’est à ce moment qu’allait être pour moi le commencement de mon cauchemar.
J’avais 7 ans à l’époque, et mes parents ne savaient pas qu’ils fréquentaient un pédophile. Comment l’auraient-ils su, les anciens de la congrégation se seraient bien gardé de prévenir qui que se soit puisque qu’ils sont tenus au secret de la confession. Toujours est-il que j’ai fait les frais de ce genre de secret puisque ce " frère " a commencé à pratiquer sur moi des attouchements et ce dès qu’il me voyait (c’est-à-dire une à deux fois par semaine) et cela pendant un an. Je n’osais rien dire à ma mère car je me sentais si coupable.
J'étais, et je suis encore, une personne très câline.
Cela a commencé quand mes parents l’ont ramené d’une réunion où il était allé sans sa femme (ses enfants étaient malades). Comme nous étions trois à l’arrière, il m’a prise sur ses genoux. Je l’aimais beaucoup, car c’est vrai qu’il était toujours très gentil avec moi ! Je l’ai pris par le cou et je lui ai fait un bisou sur la joue. Mais lui a commencé à me caresser. J’étais pétrifié, ne pouvant plus rien dire ni rien faire. Et à chaque fois qu’il me voyait, il m’attirait à l’écart et recommençait ces attouchements ignobles. Au bout d’un an j’en ai parlé à ma mère, qui en a parlé avec les anciens. Ceux-ci ont classé l’affaire en prétendant que j’avais probablement fabulé, et que de toutes façons ils n’avaient pas de preuves (tout le monde sait que les pédophiles font leurs cochonneries devant tout le monde ! ! !) (ces mêmes anciens étaient parfaitement au courant qu’il avait fait de la prison car il avait violé une autre petite fille de mon âge !).
Je me sentais mal avec tous les hommes que je rencontrais. Lorsque j’allais en prédication, les anciens qui connaissaient bien mon histoire n’hésitaient pas à me mettre à prêcher avec des hommes (et là je vivais 2 heures d’angoisses). Depuis j’ai toujours au fond de moi la peur de plaire aux hommes. Dès que je sens que je plais trop à quelqu’un, je coupe mes cheveux très courts (la dernière fois remonte à 15 jours), je mets des jupes très longues, je cache mon corps (au grand désespoir de mon mari).
Enfin, sans avoir jamais oublié cet enfer, je reprends le dessus étant une petite fille très gaie et pleine de vie, j’essayais d’être une bonne petite chrétienne. Je répondais à la salle, j’allais en prédication, j’allais voir les personnes âgées à la fin de chaque réunion. Mais malgré tout ça, une campagne de presse a commencé contre moi (je n’avais pourtant que 9 ans).
Mes deux frères sont nés à cette époque. C’était difficile pour moi, car ma mère avait une santé fragile et j’étais obligée de beaucoup l’aider car elle avait du mal à assumer la religion et sa cohorte d’obligation, sa famille de cinq enfants. Mes résultats scolaires s’en ressentaient, mais mes parents avaient la certitudes que "Jéhovah allait bientôt intervenir", donc l’école n’était pas très importante (si vous saviez la frustration que j’ai de n’avoir pas suivi d’études !). Une de mes tantes qui est TJ, me détestait. Elle a réussi à monter une bonne moitié de la congrégation contre moi. Mes amis et amies me fuyaient et les frères et soeurs allaient systématiquement voir mes parents pour un oui ou un non.
Mes soeurs et moi avons été mises de côté très vite (nous avions la réputation d’être très belles). En effet, les jeunes filles de la congrégation pensaient que nous étions leurs rivales. C’était assez comique avec le recul car lorsqu’un jeune frère venait dans notre congrégation, on aurait dit des poules autour d’un coq. Elles faisaient de leur mieux pour éloigner celui-ci afin qu’il ne nous approche pas. De toutes façons, nous n’avions aucune chance, nous n’étions pas des filles d’anciens (très convoitées), ni de pauvres orphelines dans la vérité. Ces jeunes filles dont le père n’était pas TJ, étaient littéralement misent aux nues. Les anciens les prenaient ouvertement en exemple dans les discours ou les prenaient systématiquement pour faire des démonstrations dans les assemblées. Pourtant mes soeurs et moi avions toujours une bonne conduite autant à l’école qu’à la maison. Nous ne sortions qu’avec nos parents ou restions à la maison en famille. Nous prêchions et assistions autant qu’il nous était possible aux réunions.
Une chose que personne n’appréciait chez moi, était que j’étais asthmatique. Allez savoir pourquoi, cela gênait les TJ que j’avais des crises d’asthme en permanence.
Je ne pense pas qu’il me soit possible de vous raconter en détail toutes les manifestations du manque d’amour et de ces démonstrations de haine envers moi. Tout ce que je peux dire est que l’on m’a systématiquement mis des bâtons dans les roues dès que je décidais de faire quelque chose pour être une bonne chrétienne. Je ressentais cette haine à tel point que je n’arrive toujours pas à m’aimer. Je ne sais pas ce que je vaux, et même si mes parents, mes frères et soeurs et mon mari me rassurent, j’ai au fond de moi un sentiment indélébile, quelque chose que je ne peux expliquer qui me vient de là mais aussi de ces enseignements de culpabilité et de destruction. J’ai au fond de moi cette petite phrase que j’entendais lors des discours à la salle : " Nous ne sommes rien, nous valons moins qu’une grosse montagne à côté de laquelle nous ne sommes que des petites fourmis ". (Mais dans ma tête je me disais que j’avais un cerveau avec lequel je pense, je ris, je pleure, je ressens des sentiments, que n’ont ni les fourmis ni les montagnes). Et le pire de leurs enseignements est que quoique nous fassions, même si nous donnons le meilleur de nous même, il n’est même pas sûr que nous accédions à la vie éternelle ! Je trouvais cela tellement injuste. Tous ces sacrifices en fin de compte pour rien !
Tout cela à fait de moi une handicapée de la vie. J’ai beaucoup de mal à me faire des amis ou si j’y arrive, je ne les garde que parce que se sont des gens vraiment extraordinaires qui me connaissent et me gardent telle que je suis.
J’ai bien évidemment était exclue. J’ai rencontré un jeune homme en prédication. J’étais tellement sûre que c’était Jéhovah qui me l’avait envoyé (je priais sans cesse pour avoir une étude), que je n’ai pas été prudente. (Merci à Dieu de l’avoir mis sur mon passage, car même si j’ai quitté cet homme, cela m’a permis d’être exclue et de découvrir la lumière concernant les TJ).
Je n’ai connu au sein des Témoins de Jéhovah que la haine, la méchanceté, la perversité (je n’ai pas raconté les autres fois où des frères ont essayé de me caresser), l’hypocrisie, la jalousie, la bêtise (ce sont des gens médiocres au Q.I très peu élevé), la satisfaction personnelle. Ils sont hautains, croient être les meilleurs.
Je leur en veux d’avoir rendu ma mère dépressive (Dieu merci, elle n’y croit plus non plus), mon père, intolérant et mes frères et soeurs et moi-même névrosés, perdus dans un monde que l’on pensait immonde et qui, même s'il n’est pas tout rose, n’est pas pire que les trois quarts des TJ que nous avons rencontrés. Bien sûr, il y en avait de bons (très peu), mais pas plus qu’ailleurs. Je leur en veux de n’avoir pas voulu répondre à mes questions sur les doctrines (j’ai souvent été choquée par beaucoup de leurs explications et notamment le fait de parvenir à la conclusion que les ressuscités seront comme des anges, qu’ils ne se marieront pas et n’auront pas d’enfants. J’ai depuis ce temps une peur panique de la mort (quand je dis peur panique, le terme est faible). Même si ma mère me disait de faire confiance en Dieu.
J’aurai aimé être plus claire, mais rien que ce courrier m’a fait pleurer et je tremble tant que je n’arrive pas à continuer de taper ou même de réunir mes pensées.
Mais je me battrai pour toutes les victimes de cette secte. J’ai perdu 20 ans de ma vie, mais je n’aurai de cesse que d’aller sur internet et lire et relire vos témoignages et peut-être publierez-vous un peu du mien car tous ensemble il faut que nous aidions ceux qui veulent s’en sortir. Il faut que nous dénoncions cette hypocrisie et ce mensonge qu’est cette secte.

Je veux faire sortir mon père de là, et c’est pour ça que je constitue un dossier pour qu’un jour Jésus m’aide et me donne l’opportunité de lui faire lire tous les témoignages et toutes les preuves que vous nous donnez quand aux messages subliminaux, leur mauvaise traduction de la Bible, etc.

F.V.



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Voici le témoignage de Dominique, qui habite dans la région parisienne.
Vous apprendrez entre autres que l'organisation des Témoins de Jéhovah peut vous exclure sans que vous en soyez averti !




Je suis né en 1955 à Paris. Mes parents habitaient un petit pavillon de banlieue, j'étais leur deuxième fils.
Toute ma famille était catholique sans être vraiment pratiquante.
Néanmoins je fus baptisé, j'ai été au catéchisme et j'ai fait ma première communion et ma confirmation.
J'aimais l'ambiance de mon église, j'ai eu l'occasion d'y servir plusieurs fois la messe et d'y lire l'Evangile.
Chaque jour je priais consciencieusement avant de m'endormir.
Adolescent, je pris quelques distances avec la religion, cette période fut plutôt consacrée aux études et aux copains. C'est à l'un d'eux que je dois mon premier contact avec la WT. Ce camarade m'avait offert les livres Vérité et Evolution alors que j'allais encore au lycée en 1973.
Je les ai dévorés, convaincu d'avoir trouvé la vérité. Il faut bien avouer que ce qui me plaisait le plus c'était cette idée de fin du monde. J'étais comme beaucoup de jeunes dégoûtés par la société et cette notion de justice qui allait s'abattre du ciel convenait bien à mon caractère un peu excessif.
Mais j'avais d'autres préoccupations, le BAC, suivi du service militaire, car j'avais devancé l'appel.
Dans mes bagages de militaire il y avait le livre Vérité. Je parlais de ma découverte à un copain de chambrée qui étrangement me conseilla de cacher le livre. Il était protestant et loin d'être convaincu par ce que je lui disais, il m'offrit une bible version Synodale que malheureusement je n'ai pas lue en entier.
A mon retour de l'armée je trouvais du travail au sein d'une grande entreprise dans laquelle un chef de service était TJ.
Il prêchait à qui voulait l'entendre que la fin du monde était pour 1975. C'était le premier TJ que je voyais à l'oeuvre et ce n'était pas brillant, il me refroidit plutôt.
Mes premiers salaires me permirent de m'acheter une moto. A cause d'elle l'été 75 allait marquer un tournant dans mon existence.
A l'occasion d'un trajet qui devait me conduire de Paris jusqu'en Corrèze, j'ai eu un accident. En pleine campagne et en pleine nuit j'ai perdu le contrôle de mon engin dans un virage.
J'ai fais un tout droit pensant me retrouver dans un champ, ce qui n'aurait rien eu de dramatique car ma bécane était tout terrain. Malheureusement le virage précédait un pont qui enjambait une rivière et j'ai donc fait une chute de dix mètres dans le noir absolu.
Plusieurs choses ont contribuées à préserver ma vie. Je suis resté sur ma machine dont la suspension avant a largement atténué le choc à l'atterrissage. Je suis tombé à peu près au milieu du lit de la rivière sur un banc de sable ce qui m'a permis d'échapper à la noyade, une voiture me suivait et le conducteur ne me voyant plus devant lui a eu le réflexe de s'arrêter pour regarder par-dessus le parapet du pont.
C'est donc tout naturellement qu'un des pompiers me dit dans l'ambulance où je venais de reprendre connaissance : « Tu peux remercier le Bon Dieu ! ». Oui je m'en tirais bien : une clavicule de déboîtée et un léger traumatisme thoracique.
"Tu peux remercier le Bon Dieu", ces paroles revenaient constamment dans mon esprit.
La réponse semblait simple, il suffisait d'approfondir le message du petit livre bleu.
Je repris contact avec mon copain de lycée et son père TJ m'apprit qu'il était en prison pour avoir refusé d'effectuer son service national. J'avais honte de moi, qui d'autres que les vrais chrétiens pouvaient ainsi refuser d'apprendre à faire la guerre ?
J'assistais donc aux réunions avant de commencer l'étude que j'ai demandée moi-même au père de mon ancien camarade de classe. Dans les congrégations beaucoup pensaient que la fin viendrait dans les quelques années qui suivaient 75, c'était aussi ma conviction, soigneusement entretenue par les explications de l'époque, j'avais beaucoup de chance que Dieu m'ait attendu.
Bref au bout de deux mois je prêchais, je fus baptisé à Colombes en 1976, 6 mois après avoir commencé l'étude, 6 mois après le baptême j'étais pionnier auxiliaire, 6 mois après je démissionnais d'une grande société ou j'étais technicien pour travailler à mi-temps comme magasinier et être pionnier permanent.
Mes progrès rapides me propulsèrent au rang de serviteur ministériel.
Fin 78 je me suis marié avec une charmante jeune fille qui avait les mêmes objectifs spirituels que moi.
Après un an de service ordinaire nous sommes devenus pionniers spéciaux et avons quitté la banlieue parisienne pour servir autour de la Gare de l'Est à Paris. Nous y avons côtoyés une population bigarrée et attachante. Malheureusement la Société nous a réquisitionnés pour travailler au studio d'enregistrement des cassettes de lecture de la Bible situé à Charenton. Nous devions travailler la nuit pour dupliquer le maximum de K7 afin que les stocks soient complets pour les prochaines assemblées de district.
Au bout d'un an nous sommes revenus dans notre région en tant que pionniers permanents. En 1982 nous avons arrêté le service car notre première fille était attendue. En 1984 j'étais nommé ancien, j'avais 29 ans. Notre deuxième enfant est né en 1986.
Le temps passait vite et nos plus belles années se sont envolées, ponctuées par les réunions et la prédication. Je connaissais le sommet de ma carrière d'orateur en 92 et 93, années où je participais au programme de l'assemblée de district au parc des expositions du Bourget. Prononcer une allocution devant 30 000 personnes et se sentir envahir par le calme semble donner raison à ceux qui vous disent que Jéhovah soutient ses serviteurs. Mais c'est oublier les semaines de préparations intensives et les années de formation à l'école du ministère théocratique. Rien de miraculeux là dedans, seulement des techniques soigneusement mises au point et appliquées par la WT et ses meilleures élèves.
En 91 un comité de construction avait édifié deux Salles du Royaume sur étage près de chez nous, mais l'accroissement n'étant plus d'actualité, un énorme emprunt restait à rembourser et toutes les congrégations impliquées dans le projet tirent la langue pour payer les mensualités.
Mon beau-frère TJ ainsi que sa femme (la soeur de mon épouse) furent emportés par la maladie à quelques mois d'intervalle à un peu plus de quarante ans. Nous étions effondrés.
Le milieu des années 90 était là mais ni la fin du système de chose ni le Paradis tant espéré.
Vinrent une série de nouvelles lumières censées expliquer cela. Dans les congrégations les jeunes quittaient la vérité les uns après les autres, laissant des parents désemparés. Mes deux filles ne prenaient pas position mais en voyant ce qui se passait autour de nous je n'avais pas vraiment envie de les pousser au baptême.
Comme ancien tout cela n'était pas facile à vivre, le travail était de plus en plus pesant et les pressions importantes. Des frères se cantonnaient dans leur rôle d'assistants ministériels afin de préserver un peu leur vie privée. Beaucoup d'anciens manquaient à l'appel et en 96 le surveillant de circonscription me demanda d'apporter mon soutien à mon ancienne congrégation ou des dissensions importantes affectaient le collège. Je me retrouvais dans le rôle de gendarme au sein d'un collège où deux anciens étaient déjà là quand je suis devenu TJ ! Comme beaucoup dans la région cette congrégation est à 60 % antillaise. Le problème c'est que Martiniquais et Guadeloupéens peuvent difficilement se supporter même une fois devenus TJ. Difficile pour la WT de pénétrer dans leur jardin secret, il suffit d'assister à un mariage de TJ antillais pour comprendre qu'ils sont avant tout antillais et que rien ne pourra les changer. Il semble que ce peuple ayant été libéré de l'esclavage est comme immunisé de l'influence de toute religion ou secte. C'est parmi eux que j'ai trouvé les amis les plus chers à mon coeur. A la même période je perdais mon emploi, à plus de 40 ans j'avais beaucoup de mal à retrouver du travail et la congrégation accaparait le maximum de mon temps.
En conséquence, après un an et demi de chômage, je décidai de me mettre à mon compte et de lâcher du lest en ce qui concerne mes responsabilités "théocratiques".
La "vérité" devenait de plus en plus fade, l'enseignement au sein de ma congrégation était de piètre qualité. Comme beaucoup d'autres j'ai commencé à négliger l'étude individuelle, je ne préparais que mes participations aux réunions. Mon travail m'obligeait à réduire mon activité de prédication à quelques heures symboliques. C'est alors que l'étau a commencé à se desserrer progressivement.
Début 99 mon esprit critique s'est petit à petit réactivé. Les arguments développés lors de réunions ou dans les conversations entre frères m'agaçaient. Les contorsions médiatiques et juridiques de la société en France m'horripilaient. Les mises à jour incessantes de la WT me firent douter du collège central.
J'ai commencé à retrouver une certaine indépendance mentale au point de braver des interdits de l'organisation. Je me suis intéressé à certains Groupes de News et sites sur Internet et j'ai fini par découvrir la face cachée de la WT. Tout cela s'est fait en compagnie de mon épouse qui a suivi le même chemin, heureusement pour notre couple !
En septembre 99 nous avons remis au collège nos lettres de retrait, mais suite à un contact avec Jacques LUC nous avons réfléchi et nous sommes rétractés ne voulant pas être complètement coupés de notre famille TJ et de certains amis encore dans l'organisation. Le collège m'a alors immédiatement radié des anciens.
Un mois plus tard les anciens sont venus nous voir ma femme et moi pour nous demander si nous voulions toujours être TJ ?
Nous avons répondu que nous entretenions des doutes au sujet de la WT mais que pour l'instant nous souhaitions rester TJ car l'exclusion signifie renier le Christ et se couper de notre famille et amis TJ, ce que nous ne voulions pas.
L'entretien s'est terminé de façon très cordiale, les anciens nous ont salués et ont promis de nous tenir au courant des suites.
Deux semaines passèrent et surprise nous avons appris par hasard que notre exclusion venait d'être annoncée la veille à la salle.
Cela a profondément choqué mon épouse qui a une grande partie de sa famille TJ et qui de plus est très peu intervenue dans la discussion avec les anciens. Ceux-ci ne pouvaient d'ailleurs pas lui reprocher grand-chose si ce n'est d'être ma femme.
Nous avons engagé une procédure en appel auprès des anciens qui ne nous ont jamais re-contactés.
Nous avons donc écrit au Béthel qui nous a répondu qu'il transmettait notre lettre au collège, la boucle était fermée.

Mon expérience chez les TJ n'a donc rien de dramatique, j'ai passé de bons moments en leur compagnie, je laisse parmi eux d'excellents amis, mais cet épisode de mon existence a comme un arrière-goût plutôt amer.
Le sentiment d'avoir été trompé, le temps perdu dans des activités pas toujours spirituelles, la colère d'avoir été dépossédé d'une partie de sa vie, d'avoir abandonné une carrière professionnelle pour une simple chimère.
Je voulais servir mon Créateur, remercier le Bon Dieu de m'avoir sauvé la vie une nuit du mois d'août 1975 et je m'aperçois que ce sont les intérêts d'une simple organisation humaine que j'ai défendus.


Dominique



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Le Docteur Jean-Pierre Dickès nous fait part de ses remarques à propos des Témoins de Jéhovah et leur refus de la transfusion sanguine.



Cher Monsieur,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre site sur les témoins de Jéhovah.
Dans cette présentation je puis peut-être apporter une petite pierre qui permettra de comprendre les applications et implications des doctrines de cette secte.

J'étais à l'époque médecin accoucheur. Je suis actuellement en préretraite. J'avais alors le premier échographe de la région. Une femme en fin de grossesse arrive souffrant du ventre. Il était entendu que, sachant qu'elle était témoin de Jéhovah nous essayerions de ne pas la transfuser. Ceci impliquait un accouchement par les voies naturelles.
Je fais le diagnostic de décollement du placenta ; ceci entraine la nécessité d'une césarienne. Or jamais un anesthésiste n'acceptera d'endormir une femme qui doit avoir une césarienne sans avoir la possibilité de la transfuser. Les pertes de sang sont souvent massives et brutales à l'incision de l'utérus.
Cette femme refuse la césarienne. L'enfant meurt lors du "travail". Elle accouche d'un mort-né.

Deux ans plus tard, la situation se représente exactement de la même manière.
L'anesthésiste refuse d'endormir s'il ne peut pas tranfuser. J'en appelle au procureur qui n'a que faire de mon problème. L'anesthésiste devant le refus de la femme s'apprète à partir. Cette fois-ci la patiente "craque". Son enfant est sauvé par césarienne.
La première question qu'elle pose à son réveil n'est pas de savoir si son enfant est vivant mais de savoir si elle a eu une transfusion. Elle est contente et nous aussi parce que cela n'a pas été nécessaire.

Ces gens là sont des fous dangereux. Depuis cette époque, si de tels patients se présentaient, nous les prévenions que s'ils refusaient la transfusion en cas de nécessité, nous refusions de les prendre en charge. On n'en n'a plus revu aucun. Ils ont semble-t-il leurs propres cliniques où je leur souhaite bont vent ...


J.P. Dickès



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Alain nous a aimablement communiqué son expérience que vous trouverez ci-après :



Je voudrais publier mon expérience d'ancien témoin par amour pour mes deux enfants, qui vivent avec leur mère dans une petite ville du Sud-Ouest de la France. Pour des raisons de sécurité, je préfère ne pas dévoiler leur identité.

C'est au cours de mes études supérieures, fin 1976, que, dans un train reliant deux villes d'Aquitaine, je rencontre deux témoins en train de justifier leur foi auprès de deux ou trois appelés du contingent qui leur posaient des questions. Moi-même athée à l'époque, leur conviction et leur logique m'ont impressionné. Ils maniaient la Bible avec beaucoup d'adresse et savaient poliment réfuter des arguments que, si j'avais été partie prenante à la discussion, j'aurais utilisés. De plus, lors de mes contacts ultérieurs, ils ont eu la délicatesse de me conseiller non pas un livre de la Société, mais un ouvrage profane d'un certain Jean Dyl, intitulé "A la recherche de la vérité". Ce livre n'avait pour autre ambition que de démontrer l'existence de Dieu en posant des arguments quasi scientifiques, ou à tout le moins métaphysiques, à ses lecteurs. A peine sorti des classes préparatoires aux grandes écoles, ce livre ne pouvait que me séduire, et il finit même par me convaincre.
J'entame donc une étude biblique, contre la volonté de mes parents. Le temps fait son oeuvre : les études de livre, les réunions du dimanche, puis celle de la semaine (école théocratique et réunion "de service").

En 1977, je refuse que ma famille célèbre mes 20 ans. La marginalisation commence, mais je déploie tous les efforts possibles pour montrer aux miens que je les aime toujours. En dépit des regards obliques de certains membres "extrémistes" de la congrégation, je rends visite régulièrement à mes parents et poursuis jusqu'à leur terme mes études supérieures. Avec difficulté, je renie mes opinions politiques.
Le 14 avril 1979, je prends le baptême à Ste-Foy-la-Grande, lors d'une assemblée de circonscription. Début novembre de la même année, je débute ma vie professionnelle. Au printemps 1980, je me rapproche d'une "soeur" avec qui je sympathise. Elle me voue un profond amour, et nous voilà mariés quelques mois plus tard. Nos enfants naîtront en 1985 et 1987... tandis que dans l'intervalle d'une part mes responsabilités croissent dans l'organisation (d'abord serviteur ministériel, je suis nommé ancien fin 1985), mais que d'autre part les circonstances de la vie m'ont fait rencontrer la passion amoureuse.

Le déchirement intérieur commence : comment résister ? comment rester fidèle à Jéhovah ? Grâce à une mutation professionnelle, je fuis cet amour. Mais j'entretiens une correspondance secrète avec l'être aimé, et ma conscience se réveille : j'ai 30 ans, je n'ai pas de convictions personnelles, autres que celles que m'a enseigné la Société Watchtower.
Et voilà que mon travail me ramène à Paris, que j'avais quitté 3 ans plus tôt. Alors je décide de lire autre chose que Réveillez-vous et la Tour de Garde. J'entame la lecture de Sartre. En quelques mois, je dévore toute son oeuvre, et je découvre que je ne suis pas un homme. L'engagement moral que je devrais avoir vis-à-vis de mes semblables, la défense des libertés fondamentales, la participation à la vie de la Société, tout cela m'est interdit... Ma conscience est bloquée.
En avril 1988, j'annonce à mon épouse (et aux anciens de la nouvelle congrégation parisienne récemment rejointe), que je désire quitter l'organisation des Témoins de Jéhovah.

Je désire apporter une précision d'ordre technique sur les motifs du retrait volontaire. Les citations des articles de la Tour de Garde que vous publiez sont évidemment exactes, mais, en tant qu'ancien, j'ai eu la possibilité d'assister à une "Ecole des Anciens" d'une assemblée de circonscription (ou de district), tenue entre 1986 et 1987. Sur la question du retrait volontaire, la jurisprudence retire aux anciens, en France, le droit d'exiger de la part de celui qui quitte l'organisation de donner un quelconque motif.

Pour rassurer ceux qui ont envie de partir : tous ceux qui quittent les TJ ne deviennent pas dépressifs; ils n'ont pas non plus le désir ardent de se rattacher à "autre chose", si ce n'est à la vie, que nous avons le devoir de construire belle et de rendre belle à nos enfants.

Peu après mon divorce, je romps avec l'objet de ma passion, et je refais ma vie 1 an plus tard ; mes enfants, à qui je rends visite régulièrement, sont maintenant embrigadés. Sans encore faire de porte à porte, ils assistent aux réunions et sont inscrits à l'Ecole Théocratique. Leur conscience est éteinte. Je ne sais comment les aider.

Pour conclure, non seulement j'ai perdu les plus belles années de ma vie (de 20 à 30 ans) à consacrer l'essentiel de mon existence à une cause dont les fondements sont erronés, mais surtout deux adolescents sont en train de s'engager dans cette voie, avec pour seul vision de l'avenir un père (qu'ils aiment) qui va disparaître à Har-Maguédon ...

Alain



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Devant la machine d'un comité judiciaire. Un témoignage venant du Canada.
Les noms des intervenants ont été modifiés afin de préserver l'anonymat.



Tendres médecins spirituels !


Le tout s'est passé le 13 janvier 2001 entre une heure et une heure trente de cette belle après-midi d'hiver tout blanc. Des prières furent faites afin que je sois capable de vivre ce moment difficile dans la plus grande sérénité possible pour la circonstance plutôt indésirable.

J'arrive dans le stationnement de la Salle du Royaume et j'y vois mon cher fils, Stéphane, avec Martin Angers. Je demande à Stéphane ce qu'il y fait ? Il me répond qu'il est là au cas où j'aurais besoin d'aide. Je lui dis que je pourrai certainement me débrouiller très bien.

J'entre dans la salle d'audience, il y a présentation car deux des anciens présents me sont inconnus. (Depuis ma dépression, 4 ans environ, je ne fréquente plus les réunions). Le seul que je connais est Luc Letendre, les deux autres je ne les connais pas mais il me semblent plutôt sympathiques. Je me souviens alors qu'il y a plusieurs années, Luc fut l'un de mes élèves à qui j'enseignais la doctrine des Témoins de Jéhovah.

Une prière est faite et ensuite débute l'audience : Tu sais pourquoi on te convoque aujourd'hui ! Et moi de répondre : Oui. Ils me citent alors le texte de Jacques 1 : 14 qui dit: "Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que ceux-ci prient pour lui en l'oignant d'huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné." Ils ont dit que leur but était de m'aider, pas pour autre chose. Ils m'ont alors demandé ce que je pensais de tout cela ? J'ai répondu que je les comprenais de m'avoir convoqué pour cette réunion étant donné la situation, que je savais qu'ils n'avaient pas d'autre choix.

Ils m'ont alors demandé : Fumes-tu régulièrement ou de temps à autre ? J'ai alors répondu : Régulièrement. L'un d'eux m'a demandé : Fumes-tu beaucoup ? J'ai alors dit : Tu fumes où tu fumes pas ! Et un autre ancien qui était là a acquiescé étant ex-fumeur d'il y a plusieurs années. Je leur ai alors expliqué que mon problème découlait en partie d'une très grave dépression que j'ai faite il y a 4 ans et demi et que j'avais parlé de ce problème avec mon psychiatre l'été dernier. Je leur ai aussi dit que j'étais toujours depuis 4 ans sur médication et bien que j'aie essayé d'arrêter de fumer, ce n'est pas du tout facile. Aussi dans les hôpitaux au Québec, le tabac est interdit sur les étages, sauf sur l'étage des dépressifs car il y a un lien avec cette maladie, les médecins le savent bien. Le tabac devient une sorte d'anti-dépresseur difficile à laisser tomber dans cet état.

Ils m'ont alors montré le texte d'éviter toute souillure de la chair et m'ont dit que le tabac était condamnable au même titre que l'adultère.
Je leur ai alors rétorqué : Je considère le tabac comme une souillure de la chair tout comme l'abus de l'alcool en est une et que ce texte n'est pas un commandement mais une parole de sagesse selon ma propre conscience. (J'aurais pu ajouter mais ne l'ai pas fait, question de ne pas jeter d'huile sur le feu, que ne pas commettre l'adultère par contre est bel et bien un commandement de Dieu et n'a rien d'égal au fait de fumer ou de prendre de l'alcool).

Ensuite ils m'ont demandé: Lis-tu des écrits d'apostats ? Je leur ai alors répondu qu'en homme libre je consultais toutes sortes de livres qui étaient susceptibles de me renseigner et que j'en pesais le pour et le contre. Aussi je leur ai dit avoir déjà remarqué les nombreux changements dans les publications au cours des années. Comme exemple, je leur ai parlé du livre "Toute Écriture est inspirée de Dieu" sous la rubrique "Cours du temps et des événements". Je leur ai mentionné qu'il y avait là un paragraphe complètement à changer. Je leur ai mentionné qu'il y a 25 ans j'avais écrit à la Société pour ce fait et rien n'a été changé. Là-dessus, il y a eu un silence total.

L'un des anciens, M. Meunier, m'a dit : Je vois que tu es dans la "vérité" depuis 1972, il va sans dire que tu as passé des années difficiles. (Pas dit 1975, supposée année où la fin devait arriver, mais j'ai pensé qu'il avait peut-être cette idée en tête). Alors j'ai répondu que ce que j'avais trouvé particulièrement difficile a été d'avoir affaire à un collège d'anciens qui à ce temps-là étaient partiaux et je leur ai dit que si nous n'avions pas vécu toutes les contraintes auxquelles nous avions été confrontés, ma femme et moi serions encore là. J'ai ajouté : Je vous dis que ce collège d'ancien était un gros zéro, et je l'ai fait en signe avec mes doigts. Ils ont répondu qu'ils le savaient et que personne n'était parfait. J'ai dit : Moi non plus !

Ils m'ont aussi offert une étude. Je les en ai remercié en disant que pour ce faire j'attendais d'autres compréhensions venant de l'Organisation et qu'à cet effet j'aimerais recevoir chez moi les périodiques pour me tenir au courant des changements qui vont certainement venir. Je leur ai dit que j'avais beaucoup fait de recherches concernant la prise de Jérusalem et que la date de 607 n'était pas la bonne, mais la Société reviendrait certainement sur celle qui est admise par l'histoire, 587. J'ai dit que les enfants pourraient me les apporter. Un ancien, Luc Letendre a tout de suite rétorqué : Tu ne verras plus tes enfants ! Nous, les anciens, on pourra aller te les porter. Là, j'ai failli perdre ma sérénité et mon calme, mais j'ai juste failli dire ce qui suit, je l'ai juste pensé, pas dit : (Voyez-vous l'ironie ici, ils me condamnent parce que je fume alors qu'honorer ses parents est un commandement formel de Dieu qu'ils enseignent à nos enfants à ne pas suivre. Quelle horreur ! Tel que décrit dans Matthieu 15 au versets 5 et 6, ils agissent exactement à la façon des Pharisiens du temps de Jésus et rendent inopérante la parole de Dieu au profit de leurs propres commandements). Contrôlant mon émotion pourtant très forte à ce moment là, je leur ai dit : Alors vous les mettrez dans un sac que vous attacherez à ma poignée de porte.

(Je sais parfaitement bien que la Société ne fera pas les changements qui s'imposeraient, ils seraient trop nombreux, mais en leur demandant cela je voulais juste les faire réfléchir concernant les changements qui ont eu et auront encore lieu tant que durera la vie de cette religion).

En terminant, je leur ai encore mentionné : N'oubliez jamais que le collège d'ancien ici du temps où j'étais actif, c'était un gros zéro, ne l'oubliez jamais.

Durant l'entretien, ils m'ont quand même félicité pour la franchise avec laquelle je répondais à toutes les questions posées.

Au moment de la conclusion on me dit que je serai annoncé après 7 jours.
Je leur dis alors qu'ils pouvaient le faire mardi prochain, que ce n'était pas la peine d'attendre. Et l'un d'eux rétorqua que c'est la procédure parce que certains viennent parfois en appel. Ils se lèvent alors et pas de prière de clôture. Je les regarde alors et leur dit : Quoi, vous avez fait une prière avant de commencer et vous n'en faites pas une pour terminer ?
Je reprends tout de suite en disant : Ah ! c'est vrai ! J'avais oublié ! On ne prie pas pour un exclu ! J'ai alors tendu la main aux trois et ils me l'ont quand même serrée !

Ainsi se sera terminé mon périple chez les Témoins de Jéhovah !

Yvon Sauvé.



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Ce qui suit est plus qu'un témoignage. Il a certainement fallu beaucoup de courage à M.M. pour écrire ces quelques lignes.
Je ne mets pas sur mon site ce que je lui ai répondu, mais sachez que M.M. mérite un message de réconfort et de sympathie.
Surtout, n'oublions pas que nous n'avons pas à juger notre prochain et que tout homme est aimé de Dieu, parce que créé à son image.



Bonjour Jacques,

Je viens de lire votre site et je suis troublé de rencontrer des personnes qui on fait partie de l'organisation de Dieu et qui ont ressenti tant de doute quant à l'enseignement de la WT, comme moi.

Permettez-moi de me présenter.

Mon problème est insolutionnable, car, et je n'ai plus honte de le dire autour de moi aujourd'hui, je suis homosexuel. Peut-être vous allez être choqué, vous pouvez me critiquer, me détester, et ne pas comprendre, mais le problème est là et bien là. Je vais essayer d'être bref, bien que ce soit la première fois que j'en parle avec des membres qui ont connu la société Watch Tower.

Je suis âgé de 40 ans, je suis informaticien dans une société de communication. Donc je ne pense pas être dans "l'âge de l'adolescence".
J'ai été marié pendant 18 ans et je suis papa d'une fille de 20 ans. Mon ex-épouse à voulu de son plein gré étudier la bible en 1984, et par la suite je m'y suis intéressé également, avec comme résultat le baptême après un an en 1987. Ma fille était âgée de 5 ans à l'époque et depuis ce jour enseignée par l'éducation biblique. Mon zèle dans la prédication, et celui de mon ex-épouse, également le dévouement donné dans la congrégation m'ont valu des privilèges rapides et importants. Je suis devenu assistant ministériel rapidement ainsi que conducteur d'étude de livre et tout ce que peut espérer un frère. Discours dans les assemblées, démonstrations etc. etc ...
Toute la congrégation était en admiration devant nous, à savoir mon épouse et ma fille.

Mais au fond de moi-même quelque chose n'allait pas. Depuis tout petit je me suis senti toujours attiré vers les hommes, mais quand on est adolescent on refoule ses pensées en se disant que l'on n'est simplement pas comme les autres, que c'est passager et normal pendant la puberté.
Avec le temps et, pour remédier à ce souci sans cesse présent, j'ai décidé de me marier pour m'épanouir. Et là je dois avouer que mon mariage était quelque chose de réussi et heureux bien qu'au fond de moi-même je ressente toujours cette attirance pour les hommes. Je n'ai jamais trompé mon ex-épouse, devant Dieu je peux l'attester.
J'ai souhaité pendant des années après mon baptême vouloir mourir, car au fond de moi je me sentais sale et souillé par l'engagement que j'avais contracté auprès de Jéhovah, l'enseignement que je recevais et par celui que j'étais sensé donner, et par l'exemple que je devais donner.
Ma fille a été élevée dans les principes de la Watch Tower, résultat : aujourd'hui âgée de 20 ans, elle ne veut plus en entendre parler. Pourquoi ? Parce que devant l'hypocrisie de certains individus de son âge dans la congrégation, elle ressentait une telle aversion qu'elle s'en rendait malade, elle se rongeait de l'intérieur, comme moi avec mon problème.
Au bout d'un certain temps et à force de prier pour mourir et à force de demander l'aide de Dieu, rien n'est arrivé à solutionner mon problème.
Mon couple s'efillochait, mon épouse voyait qu'il y avait un problème, mais en épouse soumise elle faisait celle qui ne voyait rien. Pendant des mois et des mois plus de rapports sexuels entre elle et moi. Toujours sans un mot de sa part, si ce n'est des discussions qu'elle demandait et que je lui refusais.

Un jour de l'année 1997, j'ai rencontré un garçon et je puis attester aujourd'hui que là tous les fondements ont volé en l'air et j'ai franchi le pas pour savoir si oui ou non j'étais homo ou pas. Cette expérience m'a confirmé mon état que je savais déjà mais que je refusais d'admettre.
Que faire alors ? J'ai continué de prier et de prier des nuits et des nuits entières. Je me suis torturé, j'ai même attenté à ma vie, bref j'étais complètement désemparé. J'ai commencé par me démettre de toutes mes fonctions, et ensuite la chose la plus douloureuse, j'ai demandé le divorce à mon ex-épouse qui ne comprenait plus rien si ce n'est que tout s'effondrait autour d'elle.
Résultat des courses, j'ai effectué un séjour de 3 mois en maison de repos, et une épouse complètement anéantie devant cette situation. J'ai déménagé dans la région, de ce fait les frères ne peuvent pas me contacter car j'ai trop honte de mon attitude. J'ai divorcé depuis presque 2 ans. Je n'ai plus de nouvelles de ma fille depuis plus de 1 an.
Le côté positif de cette situation est que je partage ma vie avec un garçon fabuleux qui sait ce qu'est la vie, qui me soutient, me comprend et surtout qui m'aime. Je puis dire aujourd'hui que je suis heureux de vivre comme je l'ai décidé, mais très malheureux du mal que j'ai fait autour de moi.
Les nuits que je passe sont truffées de cauchemars. Je culpabilise un maximum, je vois Dieu qui me foudroie, j'imagine Harmaguédon et l'attitude que j'aurai ce jour-là.
Bref, je suis heureux en ménage, mais culpabilisant un maximum sur tout ce désastre.

Je suis désolé d'être aussi long mais c'est la première fois que j'en parle avec un ex-membre des Témoins de Jéhovah.
J'attends de vos nouvelles, même pour m'insulter sur ma manière de m'être conduit.
Je ne souhaite qu'une chose, soit de comprendre pourquoi la société Watch Tower ne puisse comprendre certaines personnes qui sont comme moi et les traite de dégénérés, voir même leur attribuant le mobile de "vouloir devenir homosexuel et ne pas admettre que l'on est homosexuel".

Une chose est certaine, je n'ai pas choisi de devenir homo, j'étais homo.
Que l'on ne vienne pas me dire que j'ai cherché à le devenir, car c'est entièrement faux !

Je vous transmets mes salutations respectueuses en attendant votre réponse.

Une dernière précision avant la fin. Aujourd'hui je suis entouré d'ami(e)s sincères qui ne sont pas du tout Témoins de Jéhovah, mais très "propres mentalement". Ils me comprennent et ne me jettent pas la pierre. Si vous pouvez savoir comme cela est bon de se savoir compris et aimé comme l'on est. Par contre, je travaille dans une entreprise ou plusieurs frères et sœurs y sont également, pas un mot d'encouragement, ni de savoir ce qui s'est passé, rien de rien. Mon ex-épouse qui est encore active m'a détourné ouvertement de l'argent sur mon compte, elle a même tenté de me créer de très gros ennuis sur mon lieu de travail. J'ai été convoqué devant ma direction pour me justifier de mon divorce, tout cela avec la bénédiction des anciens de la congrégation qui disent que leur attitude est de vouloir aider les actifs et non les inactifs (sic).

J'aime le Christ, j'aime Dieu, mais que faire ?

Amicalement

MM.



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Cette lettre est écrite par un Témoin de Jéhovah qui estime que sa religion lui a apporté le bonheur, tant pour lui que pour sa famille.
Ecoutons-le ...



Je voudrais vous faire un témoignage sincère de ce que m'a apporté ma croyance en Jéhovah.

Historique : D'origine italienne, je suis né en 1967 dans une famille traditionnellement catholique.
Août 1985, je commence à m'interroger sur le sens de la vie, sur l'existence ou non de Dieu et sur les questions ésotériques.
Je lis des tas de bouquins, la bible de Jérusalem, le coran, la bagavad-ghita, discute avec des musulmans, des protestants et décide de m'inscrire à l'Amorc, la rose-croix, mouvement un peu similaire à la franc-maçonnerie.

En 1988, mon frère m'a parlé pour la première fois des témoins de Jéhovah.
Etant ouvert d'esprit, je l'ai écouté attentivement m'exposer ses arguments.
De nature méfiante, pendant 3 années entières, je n'ai cessé d'étudier les doctrines des TJ ainsi que leur conduite avant de commencer une étude biblique.

Pour moi c'est sûr : les témoins de Jéhovah, s'ils ne sont pas parfaits, possèdent tout au moins la meilleure compréhension actuelle des écritures possible.
Avec des erreurs humaines progressivement corrigées au fur et à mesure du temps, mais de toute façon, cela est arrivé également aux serviteurs de Dieu cités dans les saintes écritures (Moïse, l'apôtre Paul , Pierre).

C'est pourquoi, après avoir quitté la rose-croix, j'ai décide de rejoindre les Témoins de Jéhovah.

Après toutes ces années, je peux dire au moins une chose avec certitude : C'est ce que ces années ont été très bénéfiques à moi-même, ma femme et mes 3 enfants.

Notre couple : Celui-ci était dans une mauvaise passe avant que nous n'appliquions les principes enseignés par les TJ. Et depuis, si nous n'arrivons pas à nous accorder sur tout, les désaccords n'ont rien à voir avec le degré qu'ils avaient atteint avant que nous pratiquions les principes bibliques.

Les enfants : C'est eux qui quelquefois me demandent d'aller à la salle.
De plus ils sont heureux lorsque les frères et soeurs spirituels viennent dans notre foyer pour la réunion de l'étude de livre.
Bien sûr, nous faisons tout notre possible pour adopter une attitude raisonnable pour ce qui concerne les fêtes, les fréquentations etc ...
Exemple : Mon enfant de 13 ans fréquente souvent un autre enfant issu d'une famille catholique avec qui nous discutons très souvent d'ailleurs (et pas que de religion).
En somme, dans tout ce que nous faisons, nous essayons de ne pas trop nous montrer extrémistes, car c'est l'extrémisme qui tue le plaisir que l'on a à pratiquer la foi et qui rend certains amers à tel point qu'ils décident d'abandonner.
Je pense que c'est ce genre d'attitude qui a décidé certains à arrêter.

La famille : Il est vrai que ce n'est pas évident surtout au début de faire accepter que nous ne pouvons plus assister à certaines fêtes, mais avec le temps l'amour que l'on a continué à montrer à notre parenté s'est montré bien plus fort que l'observance de certaines dates de calendrier et beaucoup se réjouissent lorsque l'on se voit en famille. Tout de même n'oublions pas que Jésus n'a jamais laissé croire que le christianisme était un mode de vie facile, bien au contraire. Il n'est donc pas étonnant de se trouver confronté à des difficultés dans un monde où la croyance en Dieu ne signifie plus grand chose pour beaucoup.

Le culte : Pour ce qui est du culte, toute personne sincère reconnaîtra que les TJ ont une bonne longueur d'avance.
Prenons un seul exemple précis : Le nom de Dieu. Un des nombreux livres que j'ai achetés lorsque j'étais en quête de vérité était " la bible illustrée par le cinéma " avec préfaces du président de la conférence des évêques de France, du président de la fédération protestante de France, et du grand rabbin de France. Edition n°1, Novembre 1987.
Voici ce que l'on peut lire à la page 12 à propos du nom de Dieu :
Le mot Dieu est la traduction du mot hébreu Elohim. A partir du moment où Dieu se manifeste à Moise, il devient Yahvé, un tétragramme, 4 lettres, signifiant " je suis qui je suis"... L'adjonction plus tardive donne le mot Jéhovah qui était bien connu au début du 20e siècle a été peu à peu remplacé par Yahvé (une des traductions possibles mais beaucoup moins connue du public) ou par seigneur ce qui est une aberration. 1° ) parce que seigneur est un titre et non un nom et 2° ) cela dénature complètement le sens de certains versets bibliques.
Autre fait intéressant : Je vis dans une région du beaujolais. Il y a 5 ans, l'église de Pommiers portait sur un vitrail l'inscription du nom divin " Jéhovah ". Du jour au lendemain, ce vitrail a disparu.
Pourquoi ? On a posé la question et j'attends toujours la réponse.

Votre site : Vous dites ne pas vouloir casser les croyances des TJ. Je veux bien vous croire. Cependant, j'ai une petite remarque à faire : Pourquoi votre site contient tant de choses négatives au sujet des TJ tout en laissant croire à un semblant d'honnêteté.
Vous parlez des "Réveillez-vous !" alors vous savez tout aussi bien que moi que ces revues abondent d'exemples de personnes qui se sont sortis de situations difficiles et qui mènent aujourd'hui une vie heureuse tout comme moi d'ailleurs. On en voit pas beaucoup sur votre site.
Vous pourriez me dire que les "Réveillez-vous !" sont écrits par les TJ et ont donc un parti-pris.
Alors je vous citerais quelques exemples que j'ai vécus :
D'abord une voisine qui a subi l'inceste et s'est confiée à ma femme. L'écoute qu'on lui a donnée en se basant sur les conseils donnés par certains périodiques a été très bénéfique pour elle et aujourd'hui elle nous est très reconnaissante.
Une autre voisine a perdu récemment son bébé et mon épouse lui a laissé un mot avec une brochure traitant de la perte d'un être cher. Aujourd'hui à en voir les larges sourires qu'elle nous fait dans la rue et les discussions que nous pouvons avoir, je pense pouvoir dire que cette intervention ne peut être que bénéfique.
Et enfin un couple de gens divorcés qui ont étudié la bible chacun de leur côté se sont de nouveau unis et remariés pour se conformer aux principes chrétiens.
Egalement suite à une diffusion spéciale, un couple de notre ville nous a écrit pour nous témoigner de leur reconnaissance : En effet, suite à de gros endettements, ces personnes avaient décidé de mettre fin à leur vie. Quand ils ont reçu le tract qui répondait à la question " la vie a-t-elle un sens ? " celui-ci a eu un tel effet sur eux qu'ils ont décidé de ne pas réaliser leur projet funeste.

Ne sont-ce pas là de merveilleux exemples de ce que peut procurer l'enseignement biblique donné par les TJ ?

Des exemples positifs, ce n'est pas ce qui manque et ceci sans compter sur les effets que peut apporter la neutralité dans la politique et les conflits ethniques et raciaux. (Les témoins de Jéhovah allemands ont subi la persécution et connu les camps de concentration car ils refusaient de soutenir le régime nazi).

Si vous décidez d'afficher ce mail sur votre site, je vous remercie à l'avance de me permettre d'exprimer également mes opinions.

Meilleures salutations.
MP - Région Lyonnaise.

Ma réponse :


Cher correspondant,

Je vous remercie beaucoup pour votre témoignage.

Je constate que vous avez déjà parcouru un long chemin dans la recherche de Dieu et que vous avez certainement un grand désir de Lui plaire.
Depuis le début des années 90, vous avez décidé de faire halte chez les Témoins de Jéhovah. Cette halte, vous l'avez mûrement réfléchie, puisqu'elle vous a demandé trois ans de réflexion avant de prendre une décision.
Que, depuis cette date, vous ayez amélioré vos relations personnelles et familiales, je ne peux que m'en réjouir.
En ma qualité de chrétien, je me soucie du bonheur de chacun, car tous nous sommes enfants de Dieu et avons été créés à Son image. Puissions-nous déceler cette image dans chaque humain , cela nous aidera à apprécier le plus petit des hommes qui est, ne l'oublions pas, un des frères du Seigneur.

J'apprécie aussi votre attitude d'ouverture envers votre prochain.

Que certains deviennent amers à cause de leur intolérance et de leur extrémisme est un fait souvent observé, et nombre de ces personnes "arrêtent" comme vous le dites.
Je suis cependant persuadé que les préceptes qu'on leur a inculqué aux réunions, aux assemblées, ou par l'entremise de la littérature, ont grandement favorisé cet état d'esprit.
Comment pourrait-on ne pas être automatiquement motivé par des idées extrêmes lorsqu'on cultive un élitisme qui présente la religion des Témoins de Jéhovah comme étant la seule acceptée par Dieu, détentrice de l'unique "Vérité" et de la "connaissance exacte" ?
Comment pourrait-on manifester un esprit de tolérance envers un monde présenté comme moribond et corrompu, dominé dans sa quasi totalité par Satan le Diable ?
Comment pourrait-on sincèrement aimer les 99, 9 pour cent de cette triste humanité déchue qui, selon "l'esclave fidèle et avisé", sera bientôt détruite à la sanglante bataille d'Harmaguédon et dont les cadavres seront pourriture sur le sol ?
Comment pourrait-on apprécier et comprendre la foi des autres, alors que toutes les religions, à l'exception de celle des Témoins, font partie de Babylone la Grande, la mère des prostituées et des infâmies de la terre ?

Je me permets cependant de vous faire remarquer que la majorité de ceux qui "arrêtent", ce n'est pas pour les raisons que nous venons de citer, mais c'est principalement à cause de l'immoralité ; l'organisation elle-même le confirme dans ses périodiques.
Or, n'oublions pas que ces gens qui ont perpétré ces actes immoraux l'ont fait alors qu'ils ETAIENT Témoins de Jéhovah, on néglige souvent cet aspect des choses !

Finalement, tenons compte de ces nombreux Témoins qui abandonnent l'organisation par simple lassitude, parce qu'on leur répète depuis des années que la fin est proche, parce qu'ils ont eu de graves problèmes avec des responsables parfois arrogants et peu capables, parce qu'ils ont découvert qu'on leur enseignait une doctrine qui, selon eux, n'est pas celle qui est reflétée par l'Evangile.

Votre couple est bien uni ? Remerciez le Seigneur.
De nombreuses familles Témoins de Jéhovah, confrontées aux mêmes problèmes que celles du "monde", connaissent de douloureux éclatements, la séparation, le divorce. Je pourrais vous énumérer quantité de cas.

Vos enfants sont heureux ? Obéissants ? Aiment les réunions ? Rendez grâce à Dieu.
Tout comme dans les autres églises, une multitude de jeunes quittent l'organisation, et après leur départ, sombrent pour la plupart dans l'indifférence et souvent dans l'incroyance la plus totale.

Parlons du culte, puisque vous abordez ce point.

Vous soulignez ceci dans votre lettre :
"les Témoins de Jéhovah possèdent la meilleure compréhension actuelle des écritures possible, avec des erreurs humaines progressivement corrigées au fur et à mesure du temps, mais de toute façon, cela est également arrivé aux serviteurs de Dieu ..."
Je veux bien croire en la sincérité de vos propos, mais on est très loin du contexte et de la dure réalité.
Des erreurs humaines, je suis prêt à les admettre et à les comprendre, mais pas des erreurs divines. Or, très souvent, l'organisation a mis dans la bouche de Dieu des paroles qui ne se sont jamais réalisées. Elle a procédé de la même façon avec Jésus.
Combien de fois les publications n'ont-elles pas écrit noir sur blanc que JESUS avait prédit que la génération de 1914 ne passerait pas avant que la fin n'arrive !
Ensuite, les "erreurs" des premiers chrétiens comme Paul et Pierre n'ont jamais provoqué mort d'hommes. Tandis que les erreurs commises par l'organisation ont, hélas, fait des milliers de victimes. Pour ne citer que tous ceux qui ont refusé les vaccins lorsque la Watch Tower l'interdisait (mauvaise compréhension des écritures), tous ceux qui ont rejeté les transplantations d'organes suite au veto du collège central (mauvaise compréhension des écritures), tous ceux qui ont refusés il n'y a pas si longtemps encore les composants mineurs du sang extraits des quatre composants majeurs (encore et toujours mauvaise compréhension des écritures).
Et le comble, pour les trois cas, une citation abusive des mêmes textes bibliques.

Vous affirmez que "les TJ ont une bonne longueur d'avance".
A ce sujet, permettez-moi d'émettre de fortes réserves.

Vous abordez par exemple un point important, l'emploi du nom de Dieu. Vous dites que la traduction "Yahvé" est beaucoup moins connue du public. J'estime que c'est oublier que la majorité des bibles modernes font mention de "Yahvé" et que c'est le nom qui, de nos jours, est souvent invoqué dans les offices religieux catholiques et protestants.
Mais soit, admettons que Yahvé soit moins connu que Jéhovah.
Alors, expliquez-moi pourquoi la Traduction du Monde Nouveau met "Mika" au lieu de "Michée", "Hoshéa" au lieu de "Osée", "Zekaria" au lieu de "Zacharie", "Tsephania" au lieu de "Sophonie", et ainsi de suite ?
Lorsque je consulte le "Petit Dictionnaire Larousse", je trouve facilement Michée et Sophonie, pour ne citer que ceux-là, mais aucune trace de "Mika" ou de "Tsephania" !
Ce qui confirme que Michée et Sophonie sont les graphies les plus connues, les plus actuelles, acceptées par les dictionnaires et les encyclopédies.
Ainsi, l'argument "Yahvé est moins connu du public" n'est guère valable.
La réalité est toute autre : le nom "Jéhovah" a été, hélas, galvaudé, pris en vain comme le fait entendre le deuxième commandement. A vrai dire, il est devenu une "marque déposée" depuis 1931. Il est à présent impossible de changer le label "Témoins de Jéhovah".
Techniquement parlant, Yahvé ne peut plus remplacer Jéhovah, même s'il se rapproche le plus de la prononciation originale.
Preuve supplémentaire de cette transformation vers la médiatisation, les anciennes publications écrivaient "témoins" avec un "t" minuscule. Lorsque le nom s'est mué en label officiel, on est passé au "T" majuscule. (Même remarque pour l'expression "Collège central" - Lorsque l'organisation parle du groupe de chrétiens responsables au premier siècle, elle l'appelle "collège central" avec un "c" minuscule. Lorsqu'elle parle de la Watch Tower, elle écrit "Collège" avec un grand "C").
C'est peut-être à cause de cette médiatisation que l'église que vous mentionnez n'a pas remplacé son vitrail. Doit-on lui reprocher de ne pas vouloir s'identifier aux Témoins de Jéhovah ? L'organisation a bien supprimé la croix vers les années 1930, afin de ne pas être identifiée avec la chrétienté ! Et c'est seulement après l'avoir supprimée qu'elle a cherché, sinon "inventé" des raisons linguistiques et historiques pour justifier son geste auprès des "Etudiants de la Bible", qui étaient à l'époque de fervents prédicateurs de la couronne et de la croix.
L'introduction du nom de "Jéhovah" dans le Nouveau Testament a fait la singularité de la Traduction du Monde Nouveau. Mais c'est au prix des pires invraisemblances.
Un exemple parmi des centaines d'autres : Du temps de Jésus, prononcer le nom divin était strictement interdit chez les Juifs. D'autant plus dans une synagogue !
Or, ne lit-on pas dans la TMN que Jésus entra dans ce lieu de culte, qu'on lui remit le rouleau du prophète Isaïe et qu'il lu : "L'esprit de Jéhovah est sur moi ..." (Luc 4 : 16-18).
Et le verset 22 de préciser : "Et tous témoignaient favorablement à son sujet ..."
Cette insertion de "Jéhovah" dans le passage précité est tout à fait aberrante et discrédite la Parole de Dieu. Si Jésus avait osé prononcer le nom divin dans la synagogue, la foule n'aurait certes pas témoigné favorablement, comme le rapporte l'évangile, mais au contraire aurait demandé sa mort par lapidation !

Vous dites que mon site contient beaucoup de "choses négatives" et vous tirez un parallèle avec les périodiques édités par la Watch Tower.
Votre commentaire m'étonne, car il est, me semble-t-il, assez peu réaliste.
Les périodiques décrivent-ils le monde d'une façon aimable, positive ? Très rarement. Lorsque certains organismes font oeuvre de charité envers les plus démunis, lorsque des gens travaillent bénévolement pour aider leur prochain et se dévouent pour leur apporter un peu de bonheur, lorsque des missionnaires de la "chrétienté" se font massacrer à cause de leur foi, la Société en parle-t-elle ? Non, n'est-ce-pas. Au contraire, elle ne se prive pas de condamner les initiatives d'un monde pourri, initiatives toutes vouées à l'échec, elle ne se prive pas de salir les religions et de les condamner à la mort éternelle.
Bien évidemment, en contrepartie, elle ne manque pas de citer, avec force détails, les bonnes actions accomplies sur la terre par les Témoins de Jéhovah.
Vous citez une série d'exemples vécus, où vous relatez que certaines personnes ont trouvé du réconfort en lisant les publications de l'organisation.
Je vous crois. Mon épouse et moi, lorsque nous allions de porte en porte, avons été acteurs de faits semblables.
Mais au risque de vous décevoir, chaque mouvement religieux, que ce soit de la plus minime des sectes à la plus grande des églises établies, vit ses propres expériences.
Il suffit d'ouvrir un magazine de n'importe quelle obédience chrétienne ou dite chrétienne, et vous y découvrirez des rapports de gens qui y ont trouvé la joie et la paix de l'esprit.
Quant aux Témoins de Jéhovah qui ont vécu sous le régime nazi, je suis entièrement d'accord avec vous, ils ont énormément souffert.
Mais lorsqu'on étudie attentivement l'histoire de cette époque, on constate que ce sont les écrits qu'ils distribuaient de maison en maison ou clandestinement qui ont été la cause de tous leurs malheurs. Ces écrits, remplis d'innommables insultes envers le national-socialisme et de caricatures simiesques du Führer, ont été un piège mortel pour ces pauvres témoins-martyrs allemands.
Les auteurs de ces provocations n'avaient eux, rien à craindre, ou vraiment fort peu, puisqu'ils vivaient douilletement et sans souci dans leur lointaine Amérique. Malgré tout, ils se lamentaient et manifestaient indirectement par leurs fidèles témoins leur ardente colère envers Hitler, lui qui avait spolié et confisqué les précieux biens mobiliers et immobiliers de la Watch Tower.
Et enfin, n'oubliez pas le contexte. Ces témoins vivaient avec l'espoir absolu d'un monde nouveau qui était à leur porte. Combien d'entre eux seraient-ils restés dans les rangs de l'organisation si on leur avait annoncé que soixante ans plus tard, au début du troisième millénaire, leur espérance ne serait pas encore réalisée ?

Pour terminer, je voudrais vous dire qu'il reste l'espoir que des gens sincères et ouverts comme vous l'êtes puisse un jour abréger leur halte et continuer leur recherche de Dieu sur le merveilleux chemin spirituel qui se présente à eux.

Puisse l'Esprit Saint vous guider dans cette voie, en compagnie de votre chère famille.

Amicalement,

Jacques LUC



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Le témoignage suivant reste pour l'instant anonyme. Si vous désirez envoyer un message encourageant à cette personne, faites-le moi parvenir par e-mail et je le transmettrai.



Merci à vous tous qui avez témoigné.Vous m'avez plongé dans la tourmente, celle -là même que je ne pouvais définir depuis 1980, sur laquelle je ne pouvais mettre de mots.
Ma recherche de Dieu m'a conduit sur bien des sentiers dangereux et je pensais jusqu'en septembre 2000 que La Vérité se trouvait chez les Témoins, mais l'allégeance à une Société quelqu'elle soit me rebutait ... et puis chaque fois que je cherchais Dieu je trouvais le Diable ... inséparable me direz-vous ! Insupportable vous répondrai-je.
Alors il ne me restait qu'à ne plus croire qu'en l'Homme, mais voilà Dieu a laissé dans mon coeur un grand vide que Lui Seul peut combler et rien ne peut changer cela, mais moi suis-je capable de Lui faire une petite place ?
Je l'ai cru sincèrement quand je décidai de reprendre ma ènième étude biblique. Et avec qui voulez-vous que ce soit si ce n'est avec les Témoins ? Qui jour après jour propose dans le monde entier l'opportunité d'une telle étude inlassablement ? Je ne connais personne d'autre. Cette fois-ci j'ai étudié pour de bon et des évènements dramatiques m'ont encouragés à poursuivre ma quête. Je remercie la jeune femme qui avec patience a fait cette étude car elle m'a réconciliée avec Dieu. Pétrie de doutes sur toutes choses, je décidai de laisser un grand nombre de questions théologiques en suspens, consciente que mes questions pourraient "faire trébucher" N (c'est ainsi que je nommerai ici cette jeune et fort zélée et dévouée personne). J'avais à coeur de progresser et choisi d'attendre que les réponses viennent en temps utile, pas comme moi je le voulais mais comme Dieu choisirait de me les donner selon sa Volonté.
Ainsi j'avançai doucement mais sûrement au Baptême que je pris lors de l'assemblée de trois jours en 2000.
La prédication ne m'a pas posé de problèmes ; ce fut plutôt source de joie pour moi de parler de Dieu et de Jésus avec toutes sortes de personnes ... mais je ne me sentais pas du tout à l'aise avec les revues Tour de Garde et Réveillez-vous ! ... L'impression que la diffusion des revues était plus importante que le message d'espoir que nous a donné Christ, mais on objectait que les périodiques faisaient ce travail eux-mêmes une fois dans les mains d'autrui ; le plus important était d'en remettre le plus possible. De toute façon l'esclave fidèle et avisé veillait ...
N'étais-je pas en train de commettre un péché d'orgueil moi qui pensais que le plus important était de partager ma foi en utilisant mes propres ressources ?
Puis il y a eu le livre de Daniel à étudier : afin d'étayer ma lecture je fis des recherches sur des encyclopédies et là, problème avec une date ... mais bon, la WT doit avoir une longueur d'avance à propos de 607 au lieu de 587 av. JC. Je commençai à me familiariser avec l'informatique et en septembre 2000 j'eus accès à internet car un TJ m'avait demandé si je pouvais me renseigner sur un mouvement sectaire, ce que je fis. Je découvris tout ce que le Net offre, c.à.d la plus grande bibliothèque à portée de mes doigts !
C'est ainsi que je commençai des recherches sur le Tétragramme, je consultai les rapports gouvernementaux sur les sectes en France, puis un jour je voulus comparer Yahweh à Jéhovah et là je trouvai quantité de sites sur les Témoins. Le premier que je consultai était celui de P.Oddon -- merci à lui de m'avoir répondu et envoyé des documents -- Ces sites ; je les ai tous visités, j'y ai passé des heures à nourrir mes insomnies et c'est pour cela que je connais la plus grande des tourmentes.
J'ai pleuré souvent, oui bien souvent en lisant vos témoignages, je suis passée de la colère à la révolte, de la plus profonde tristesse au dégoût et à l'horreur, avec l'impression d'avoir gravement offensé Dieu. Pourtant avec le sentiment terrible que tout s'écroule autour de moi, je suis convaincue que notre Seigneur JESUS ne m'abandonnera pas, car Il a dit "Continuez à chercher et vous trouverez, continuer à frapper et l'on vous ouvrira". Vraiment, à tous ceux qui ont perdu leurs repères : Ne perdez pas espoir car c'est dans l'épreuve que l'on affine sa Foi ; Christ lui-même a demandé que son Père pardonne à son peuple qui le mettait à mort, et nous aussi nous devons pardonner car tout ce que nous avons fait au sein de la WT nous l'avons fait en conscience sans y être forcés. Certes on peut parler de manipulation mentale, mais le plus important est d'en sortir.
J'ai beaucoup de peine pour tous ceux qui ont souffert à cause de la WT mais aussi pour tous ceux qui lui accordent une si grande confiance. Je souhaite que des quantités de témoignages sincères affluent afin de réveiller la conscience anesthésiée des hommes et des femmes à la recherche de DIEU.
Quand à moi mon histoire n'est pas terminée avec la WT car il va bien falloir que j'écrive au collège central ce que j'ai contre eux maintenant et que je reprenne mon bâton de pèlerin pour continuer à chercher CHRIST dans la société des hommes et des femmes de bonne volonté de ce monde.
Bon courage à vous tous et continuez d'écrire.



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Axelle aime Chris. Mais la Watch Tower se dresse entre eux.



Je m'appelle Axelle et j'ai 20 ans.
Certains diront seulement ... mais quand vous vous battez contre une société entière, vous avez l'impression d'en avoir plus.
Mon histoire commence l'été dernier (2000), j'ai travaillé pendant 3 mois dans un grand magasin dont 2 mois au rayon photo. C'est là où j'ai rencontré Christophe, mon amour. Au tout départ, j'avais énormément de mal avec lui et puis au bout d'un mois je suis devenue "dingue" de lui (à cette époque, il ne s'agissait que d'une simple attirance).
J'espérais donc un retour. Comme j'ai été heureuse le dernier jour de mon contrat lorsqu'il m'a invitée au restaurant pour me faire sa déclaration !
Il était vraiment attendrissant en essayant de trouver ses mots pour me dire ce qu'il ressentait (tout rouge et balbutiant) et moi devant lui avec un grand sourire, presque pliée en deux de rire, car je m'en doutais.
Là où il trouva très bien ses mots, c'est pour me dire qu'il était Témoin de Jéhovah et aimerait fréquenter une femme croyante et servant Dieu. Je lui répondis que j'avais acquis ma foi très récemment.
Il commenca à me parler des Témoins de Jéhovah ... on est très libre, etc ... et il toucha le sujet du sang, chose à ne pas faire avec moi (pour l'anecdote je lui ai sorti ma carte de donneur de sang ... très romantique, hein ?)
A ce moment, il me laissa du temps pour réfléchir et il vint quelques fois à la maison (sans que mes parents le sachent). Il m'avait confié un livre à lire "La bible, parole de l'homme ou de Dieu ?".
Pourquoi pas ? Après tout, c'est une très bonne question !
En lisant ce livre, j'étais indignée car il n'y avait aucune objectivité dedans.
J'essayais de lui expliquer, mais je pouvais lire une déception sur son visage.
Sur les conseils de mon meilleur ami, je dis à Chris de m'accepter comme j'étais avec mes croyances, pensant que cela marcherait.
A la rentrée universitaire je dus retourner à Tours, étant tristes de nous séparer.
Nous nous téléphonions tous les jours et il me disait que l'on pourrait être ensemble le mois d'après, à mon grand étonnement ! Mais qu'importe, j'étais ravie de l'heureuse nouvelle.
Et puis un jour je reçus une lettre de Chris m'annonçant que cela était impossible entre nous, que je représentais un danger spirituel pour lui (en gros je devais me convertir, bonjour la liberté...)
Que c'était t-il passé ?
Pourquoi ce revirement ? (mon meilleur ami peut témoigner, je ne m'étais pas fait d'histoires).
Très vite, je conclus que le hic venait de la congrégation.
Je sombrai dans une dépression nerveuse et fut mise sous tranquilisants pour calmer mes crises de spasmophilie qui finissaient par me paralyser.
De retour chez moi, mes parents ne comprirent pas la situation, je devenais un vrai zombie. Les tranquilisants faisaient leur effet, mais la douleur était toujours là. Je m'aperçus que l'attirance s'était muée en un amour profond et sincère.
C'est là que je commencai mes recherches sur les Témoins de Jéhovah en essayant d'être objective, de voir des deux côtés.
Mais ... en lisant les témoignages, je retrouvais des phrases de Chris, et je compris qu'il récitait plus une leçon qu'il n'avait acquis la vérité.
En demandant de l'aide, des mains se sont tendues (dont Jacques et Jean-Michel), malheureusement aucune de ma famille (pour m'aider dans le combat).
Mon frère faisait un odieux chantage en me demandant de choisir entre ma famille et Chris. Il avait peur que je retombe amoureuse, mais la chose qu'il a toujours ignoré, c'est que jamais je n'ai cessé d'aimer Chris.
Malgre l'aide, je n'ai pas osé remettre à Chris des documents sur les TJ, ayant peur de perdre contact avec lui.
Pour résumer la situation actuelle, sa mère est venue me voir récemment pour me faire un chantage affectif que lui aussi m'a fait (bien sûr, il ne le remarque même pas, croyant bien faire !) :
-"Je suis venu sur ton lieu d'études, j'ai fait des efforts pour toi, et toi, tu ne veux en faire aucun, tu ne veux même pas venir à une réunion ...".
Si j'avais dit oui à une seule, il m'en aurait imposé d'autres en disant qu'une n'était pas suffisante.
Aujourd'hui, je me sens brisée, meurtrie, vieillie par cette histoire et pourtant J'AIME et c'est cet amour qui m'a révélée, qui continue à être ma force pour l'en faire sortir.
Je sais que les probabilités de réussite sont faibles, voir nulles, mais j'y crois quand même. Je n'ai plus peur de perdre contact avec lui.
A l'heure actuelle, je suis sans nouvelles de cet homme que je considère comme mon avenir.
Les gens qui m'entourent me poussent à abandonner, mais ma conscience l'entend d'une autre oreille. Je l'aime à en crever.
Le plus dur est de pas culpabiliser par leur dires.
Maintenant, je préviens les gens autour de moi sur les sectes, j'ai même écrit un article sur le sujet dans le journal de la fac ; si cela peut aider des personnes ...
Je ne réussirai peut-être pas à sortir mon amour de là, mais au moins j'aurai fait le nécessaire pour prévenir plutôt que guérir.
Certains jours, je me dis que je voudrais être ces personnes averties, car pour moi personne ne l'a fait et pourtant sans cette histoire je n'aurais jamais connu ce sentiment qui donne Vie, donc pas de regrets et encore moins de remords. Dans un sens mon expérience est positive.
Les lois de la Watch Tower essayent de détruire notre amour jour après jour, mais de mon côté cela est inutile et vain, ils n'y arriveront pas.
J'ai foi en mon combat et cette foi c'est Dieu qui me la donne.
Mon histoire n'est pas un mélodrame car elle n'est pas finie. Mais je vois comment les Témoins de Jéhovah arrivent à "broyer" quelqu'un sans qu'il fasse partie de leur groupe, alors j'imagine pour celui qui est dedans !
Qu'ils ne viennent pas me dire qu'ils ne font rien de mal !!!

Ps : Je "dédie" ces lignes à ma famille, mais surtout à Christophe mon ange de douceur, car si tu lis ce témoignage, cela veut dire que les sentiments que tu as pour moi gagnent de la place dans ton coeur.
Saches-le, je serai là, qu'importe les obstacles.



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